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Conférence : la révolution d’octobre de Jean-Paul Scot

Conférence : La révolution d’Octobre, de Jean-Paul Scot

Salle du Champs de Mars – Privas

Mercredi 29 novembre 2017 à 20h30

Le Carrefour Laïque de Privas et les Allobroges, avec le soutien de la librairie Lafontaine, vous invitent mercredi 29 novembre 2017 à 20h30, dans la salle du Champs de Mars de Privas, à la conférence : La révolution d’Octobre, de Jean-Paul Scot, historien.

La révolution d’Octobre

La révolution d’Octobre, aussi connue sous le nom de la révolution bolchevique, est la deuxième phase de la révolution russe après la révolution de Février, et a eu lieu dans la nuit du 25 octobre 1917 (7 novembre 1917 dans le calendrier grégorien). La révolution d’Octobre a été largement favorisée par la Première Guerre mondiale. Au moment de l’entrée en guerre, tous les partis politiques avaient été favorables à la participation de la Russie au conflit, à l’exception du Parti ouvrier social-démocrate de Russie. Or, l’armée russe a subi des défaites sévères. Les usines ne sont pas assez productives, le réseau ferroviaire et la logistique sont inefficaces.

Jean-Paul Scot, un intervenant incontournable

Spécialisé d’abord en histoire économique de la France (XIXe-XXe siècles), il a caractérisé la « voie française du capitalisme » et approfondi la thématique de la « crise de la société française des années trente » ainsi que les réponses structurelles apportées après la Libération qui expliquent la forte croissance des Trente Glorieuses. Par la suite, il a notamment synthétisé ses travaux sur la Russie et l’URSS en cherchant à cerner les rapports entre socialisme et démocratie. Il a notamment publié : La Russie de Pierre le Grand à nos jours, Armand Colin, collection Cursus histoire, 2000 ; L’État chez lui, l’Église chez elle : Comprendre la loi de 1905, Seuil, 2005. Jaurès et le réformisme révolutionnaire, Seuil, 2014.

Présentation de la conférence par Jean-Paul Scot

Comprendre la révolution russe de 1917 suppose au préalable l’analyse de toutes les contradictions qui fragilisaient l’immense empire tsariste et que la guerre de 1914 n’a fait qu’aggraver. La guerre a été un “cadeau fait à la révolution” car elle a révélé à quel point la Russie était “le maillon le plus faible de la chaine des états impérialistes” en aggravant la crise de l’Etat et la crise sociale. Ainsi une autocratie vieille de plus de trois siècles s’écroule après cinq jours de manifestations pacifiques.

On ne peut plus cependant dissocier, et encore moins opposer, deux révolutions russes, celle libérale, pacifique et bourgeoise de février et celle prolétarienne, violente et socialiste d’octobre. La Russie n’a connu  qu’un seul mouvement révolutionnaire, populaire et multiforme qui culmine avec la prise du pouvoir par le parti bolchevik, conformément à la stratégie pensée par Lénine.

La révolution russe, on l’ignore souvent, a d’abord été une révolution sociale. Les forces révolutionnaires furent plus les soldats-paysans et les campagnes que les milieux bourgeois et les centres ouvriers. Néanmoins la bolchévisation des classes populaires a rendu possible à terme la victoire du pouvoir des soviets, en dépit des atrocités de la guerre civile et des interventions étrangères. Quelle était donc la nature de cette “démocratie des soviets” ? Lénine préfigurait-il Staline ?

Jean-Paul Scot

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